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Une conversation sincère à la fois

VM
Vincent Murday
Docteur en psychologie · Psychologue
Contenu rédigé et validé par un psychologue · Mis à jour le 21 juillet 2026

Nous déformons parfois légèrement la vérité pour protéger notre image. Cet exercice propose d’élargir, une conversation à la fois, l’espace de sincérité, avec prudence.

En brefObjectif : Repérer les histoires que l’on protège du regard des autres, et pratiquer une sincérité progressive.
Durée : Variable
Quand l’utiliser : Quand vous avez tendance à protéger votre image dans vos relations.
Précaution. Ne pratiquez pas cet exercice comme une confession forcée. Il s’agit d’élargir progressivement l’espace de sincérité, avec discernement, avec des personnes capables de respect et de confidentialité.

Les étapes

  • Choisissez une personne relativement sûre : un ami, un proche bienveillant, un thérapeute.
  • Pendant la conversation, observez les moments où vous êtes tenté de modifier la réalité : exagérer, minimiser, cacher une émotion, paraître plus solide.
  • Accueillez ce réflexe avec compassion : « voilà mon esprit qui protège mon image ».
  • Si le contexte est sûr, ajoutez un peu plus de vérité : pas toute, pas brutalement, simplement une version un peu plus complète.
  • Si ce n’est pas le bon moment, ne forcez pas. Notez simplement : « ici, je ne me sens pas encore prêt ».
  • Après la conversation : « Qu’est-ce que j’essayais de protéger ? De quoi avais-je peur ? Quelle manière d’être me rapproche de mes valeurs ? »
À retenir

Les petites déformations de la vérité sont souvent des tentatives de protection contre la honte, le rejet ou la critique. L’objectif n’est pas de devenir transparent avec tout le monde : la sincérité se pratique avec prudence, dans des relations et des contextes suffisamment sûrs. Dire une vérité un peu plus complète (« je ne suis pas certain », « cela m’a plus touché que je ne l’ai montré ») peut ouvrir un espace d’authenticité. Une conversation sincère à la fois, vous desserrez l’emprise de l’image que vous défendez et revenez à une manière d’être plus libre.

À pratiquer avec douceur, sur un contenu modérément difficile. Si vous vous sentez submergé, arrêtez, revenez au corps et à la respiration, et n’hésitez pas à en parler à un professionnel.

Pour comprendre la logique de cet exercice, lisez notre fiche sur le soi observateur.

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