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Réécrire mon histoire

VM
Vincent Murday
Docteur en psychologie · Psychologue
Contenu rédigé et validé par un psychologue · Mis à jour le 21 juillet 2026

Nous ne vivons jamais les faits « à l’état pur » : nous les interprétons et leur donnons un sens. Cet exercice aide à distinguer les faits du récit, et à choisir une lecture qui ouvre des possibilités.

En brefObjectif : Prendre du recul par rapport au récit que l’esprit construit à partir du passé.
Durée : 20 à 30 minutes
Quand l’utiliser : Quand une histoire personnelle semble prouver que vous êtes fragile, incapable, honteux ou bloqué.

Les étapes

  • Écrivez quelques paragraphes sur une difficulté personnelle ancienne : une peur, une blessure, un échec, une honte.
  • Entourez les réactions internes : émotions, pensées, sensations, souvenirs, jugements sur vous-même.
  • Soulignez les faits extérieurs : événements observables, paroles, situations concrètes. Distinguez-les des interprétations.
  • Réécrivez l’histoire en gardant les mêmes faits et réactions, mais en changeant la manière de les relier entre eux.
  • Observez les protestations de l’esprit (« la première version est la vraie », « c’est trop positif ») comme des pensées.
  • Remarquez qu’il existe plusieurs manières de raconter une même histoire : certaines enferment, d’autres ouvrent des possibilités.
À retenir

Réécrire son histoire ne veut pas dire nier ce qui a été difficile ni se raconter une version artificiellement positive : les faits restent les faits, les émotions restent légitimes. Mais à partir d’une même situation, plusieurs récits existent. « Ce que j’ai vécu prouve que je suis cassé », ou « ce que j’ai vécu montre les stratégies que j’ai développées pour me protéger » : les faits ne changent pas, mais la manière de les relier, si. La question n’est donc pas seulement « quelle histoire est vraie ? », mais « quelle histoire m’aide à avancer vers la personne que je veux devenir ? ».

À pratiquer avec douceur, sur un contenu modérément difficile. Si vous vous sentez submergé, arrêtez, revenez au corps et à la respiration, et n’hésitez pas à en parler à un professionnel.

Pour comprendre la logique de cet exercice, lisez notre fiche sur le soi observateur.

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