Et si c’était un enfant ?
Certaines pensées douloureuses nous accompagnent depuis l’enfance. Cet exercice invite à leur répondre avec la douceur qu’on offrirait à un enfant, plutôt qu’avec dureté.
Durée : 8 à 12 minutes
Quand l’utiliser : Quand la pensée semble ancienne, liée à la honte, au rejet, à l’abandon ou au sentiment de ne pas être assez.
Les étapes
- Choisissez une pensée difficile qui remonte à loin dans votre histoire : « Je ne suis pas assez bien », « Je vais être rejeté ».
- Imaginez une version plus jeune de vous avec cette pensée.
- Entendez cette pensée avec une voix d’enfant.
- Demandez-vous ce que vous feriez pour aider cet enfant.
- Puis : « Comment puis-je en faire autant pour moi, maintenant ? »
Vous avez regardé une pensée difficile avec plus de douceur, non comme quelque chose de honteux, mais comme une pensée qui a peut-être une histoire. Quand ces pensées reviennent, nous ajoutons souvent une deuxième couche de souffrance en nous jugeant de les avoir (« je suis faible », « c’est ridicule »). Mais si un enfant vous disait la même chose, vous chercheriez à le rassurer, pas à le juger. Une pensée douloureuse n’est pas une preuve contre vous : elle peut être la trace d’une partie de vous qui a eu peur ou a manqué de sécurité. La défusion ne dit pas « cette pensée est ridicule », mais : « cette pensée est là, elle me touche, et je peux me traiter avec douceur pendant qu’elle est là ».
Pour comprendre la logique de cet exercice, lisez notre fiche sur la défusion cognitive.
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