Transporter la pensée avec soi
Repousser sans cesse une pensée coûte cher. Cet exercice propose l’inverse : la transporter avec vous, comme un bagage, sans la laisser décider de votre direction.
Durée : Quelques minutes, puis sur plusieurs jours
Quand l’utiliser : Quand vous dépensez beaucoup d’énergie à repousser une pensée qui revient.
Les étapes
- Choisissez une pensée importante, mais pas la plus submergeante.
- Écrivez-la sur un petit papier, telle qu’elle apparaît.
- Demandez-vous si vous êtes prêt à la transporter avec vous quelques jours.
- Si oui, pliez le papier et gardez-le dans une poche, un sac ou un portefeuille.
- De temps en temps, rappelez-vous : « Cette pensée est avec moi, elle fait partie du voyage, mais elle ne décide pas de la direction. »
Vous avez choisi de transporter une pensée plutôt que de la supprimer. C’est comme partir en voyage avec un bagage désagréable : il est là, parfois lourd, mais il n’est pas vous, et il ne décide pas de votre destination. Une pensée fonctionne pareil : elle peut vous accompagner, faire du bruit, rendre le chemin moins confortable, mais elle reste une phrase produite par votre esprit. Souvent, nous attendons qu’elle disparaisse avant d’agir. Cet exercice montre une autre voie : je peux avancer même si cette pensée voyage avec moi. Elle est peut-être dans le sac, mais elle n’est pas au volant.
À pratiquer avec douceur, sur une pensée modérément difficile. Si vous vous sentez submergé, arrêtez, revenez au corps et à la respiration, et n’hésitez pas à en parler à un professionnel.
Pour comprendre la logique de cet exercice, lisez notre fiche sur la défusion cognitive.
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