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Être présent avec le passé

VM
Vincent Murday
Docteur en psychologie · Psychologue
Contenu rédigé et validé par un psychologue · Mis à jour le 21 juillet 2026

Un souvenir parle du passé, mais ce qu’il déclenche se déroule maintenant. Cet exercice aide à revenir au présent quand le passé accroche l’attention.

En brefObjectif : Revenir au présent lorsque le passé hameçonne l’attention.
Durée : 5 à 10 minutes
Quand l’utiliser : Quand un souvenir, une honte, une colère ou une blessure ancienne vous absorbe.
Précaution. Commencez par un souvenir modérément difficile. Si le souvenir est traumatique ou trop intense, pratiquez avec un professionnel, ou choisissez un contenu plus léger.

Les étapes

  • Choisissez un souvenir qui vous touche, mais qui reste supportable pour commencer.
  • Formulez-le ainsi : « Je suis en train de me rappeler que… ». Cette phrase rappelle que le souvenir apparaît maintenant.
  • Observez ce que le souvenir déclenche : émotion, sensation corporelle, pensée, envie d’agir.
  • Nommez l’émotion : « Maintenant, j’éprouve l’émotion appelée tristesse / colère / honte / peur. »
  • Nommez les sensations : « Maintenant, je remarque une tension, un serrement, une chaleur. »
  • Si une pensée apparaît : « Je suis en train de penser que… ». Si une impulsion apparaît : « Je remarque l’envie de… ».
À retenir

Vous avez appris à revenir au présent même lorsque l’esprit vous emmène dans le passé. Le souvenir parle d’un événement ancien, mais ce que vous observez (pensées, émotions, sensations, envies d’agir) se produit maintenant. Les phrases « Je suis en train de me rappeler que… » ou « Je suis en train de penser que… » créent une petite distance : elles permettent de voir le souvenir comme un souvenir, la pensée comme une pensée. Le but n’est pas d’effacer le passé ni de ne plus être touché, mais de remarquer quand vous êtes hameçonné, puis de porter votre attention sur ce qui se passe en vous, ici et maintenant. C’est cette prise de conscience qui ouvre un espace de liberté.

À pratiquer avec douceur. Si le souffle augmente l’inconfort, choisissez une autre ancre (les pieds, les sons, un objet). Si vous vous sentez submergé, arrêtez, revenez au corps, et n’hésitez pas à en parler à un professionnel.

Pour comprendre la logique de cet exercice, lisez notre fiche sur la présence.

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