Élargir la perspective
Quand une expérience douloureuse prend toute la place, l’attention se rétrécit. Cet exercice invite à l’observer depuis un espace plus large, pour repérer ce qu’elle révèle sur vos besoins et vos valeurs, et retrouver une marge de choix.
Les étapes
- Choisissez une expérience difficile que vous pouvez approcher aujourd’hui sans être submergé : peur, conflit, perte, honte, colère.
- Repérez la sensation corporelle associée et demandez-vous : « Puis-je dire oui à cette sensation, juste pour maintenant ? »
- Regardez la pensée comme une pensée : « j’ai la pensée que… ». Pouvez-vous dire oui à sa présence, sans dire qu’elle est vraie ?
- Demandez-vous ce que l’expérience révèle : un besoin, une limite, une valeur touchée.
- Imaginez un ami très cher dans la même situation : que lui diriez-vous avec compassion ? Pouvez-vous vous adresser à vous-même avec un peu de cette douceur ?
- Terminez par : « Si cette expérience pouvait venir avec moi sans me diriger entièrement, de quoi serais-je capable dans ma vie ? »
Quand une expérience douloureuse apparaît, l’attention se rétrécit et l’émotion semble prendre toute la place.
Élargir la perspective ne veut pas dire minimiser la douleur, mais regarder ce qu’elle contient : besoins, limites, valeurs, apprentissages.
La souffrance indique souvent qu’une valeur importante a été touchée : lien, respect, dignité, sécurité, amour, justice.
À pratiquer avec douceur, sur une expérience modérément difficile. Si vous vous sentez submergé, arrêtez, revenez au corps et à la respiration, et n’hésitez pas à en parler à un professionnel.
Pour comprendre la logique de cet exercice, lisez notre fiche sur l’acceptation en thérapie ACT.
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