Pratiquer les contraires : sortir de l’évitement
L’évitement soulage sur le moment, mais rétrécit peu à peu la vie. Cet exercice consiste à faire, volontairement et à petits pas, ce que la peur vous pousse à éviter, pour récupérer du terrain vers ce qui compte.
Les étapes
- Choisissez une situation que vous évitez légèrement ou modérément. Ne commencez pas par votre peur la plus intense.
- Demandez-vous : « Quelle émotion mon esprit essaie-t-il de m’éviter ? Quelle situation ai-je commencé à contourner ? »
- Choisissez un petit pas réaliste : envoyer un message, marcher dans un lieu évité, prendre la parole une fois, rester quelques minutes avec une émotion.
- Pendant le pas, remarquez ce que votre esprit raconte. Utilisez la défusion : « mon esprit me dit que… », « merci, mon esprit ».
- Revenez au corps : sentez vos pieds au sol, respirez, rappelez-vous que vous êtes en train de choisir.
- Après l’exercice, notez : qu’est-ce que mon esprit avait prédit ? Que s’est-il réellement passé ? Quel territoire ai-je récupéré ?
Pratiquer les contraires ne signifie pas se mettre en danger : c’est une pratique volontaire, progressive et choisie.
L’évitement rétrécit la vie : plus une situation est évitée, plus elle semble menaçante. Chaque petit pas peut rouvrir un espace.
La peur n’est pas toujours un panneau « Stop ». Parfois, elle indique : « ici, il y a quelque chose d’important à récupérer ».
À pratiquer avec douceur, sur une expérience modérément difficile. Si vous vous sentez submergé, arrêtez, revenez au corps et à la respiration, et n’hésitez pas à en parler à un professionnel.
Pour comprendre la logique de cet exercice, lisez notre fiche sur l’acceptation en thérapie ACT.
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