Un exercice d’affection : accueillir ses émotions avec douceur
Quand une émotion, une pensée ou un souvenir devient un ennemi intérieur qu’on repousse, la lutte s’ajoute à la douleur. Cet exercice propose une autre attitude : tenir ce qui est là avec un peu de douceur, sans avoir à l’aimer.
Les étapes
- Choisissez une expérience présente ou récente que vous avez tendance à repousser : anxiété, honte, tristesse, tension corporelle, pensée douloureuse.
- Reconnaissez simplement : « cette expérience est là », « je peux essayer de lui faire un peu de place ».
- Choisissez une image d’affection : tenir l’expérience comme une fleur fragile, accueillir un enfant qui pleure, accompagner une personne malade.
- Restez avec cette image environ une minute. Ne cherchez pas à réussir parfaitement ; laissez l’image modifier légèrement votre rapport à ce qui est là.
- Observez : la lutte diminue-t-elle un peu ? L’expérience paraît-elle un peu moins menaçante ?
- Si vous remarquez surtout de la résistance, accueillez aussi cette résistance : « voilà une partie de moi qui ne veut pas ressentir cela ».
L’acceptation ne consiste pas à aimer ce qui fait mal, mais à cesser de traiter votre expérience intérieure comme un ennemi.
Le premier réflexe est souvent de repousser (« ce n’est pas normal »), ce qui ajoute une couche de souffrance.
Tenir une émotion avec délicatesse permet de faire de la place à ce que l’on ressent sans se laisser diriger par cette expérience.
À pratiquer avec douceur, sur une expérience modérément difficile. Si vous vous sentez submergé, arrêtez, revenez au corps et à la respiration, et n’hésitez pas à en parler à un professionnel.
Pour comprendre la logique de cet exercice, lisez notre fiche sur l’acceptation en thérapie ACT.
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