Dire oui à ce qui est là
Face à une émotion difficile, notre réflexe est souvent de dire « non » : la refuser, la repousser. Cet exercice vous fait expérimenter, très concrètement, la différence entre cette posture de refus et une posture d’ouverture, celle de l’acceptation.
Les étapes
- Regardez un objet autour de vous. Adoptez intérieurement une attitude de « Non » : « Ce n’est pas bien », « ça devrait être différent », « je refuse ». Observez l’effet sur votre corps, votre humeur et vos pensées.
- Passez à un autre objet et recommencez avec la même attitude de « Non », pendant quelques minutes.
- Reprenez depuis le début, cette fois avec une attitude de « Oui » : « C’est là », « je peux reconnaître que cela existe ». Observez ce qui change.
- Marquez une pause et comparez les deux expériences : tension ou détente, fermeture ou ouverture, besoin de contrôler ou disponibilité.
- Refaites l’exercice en ajoutant le corps : avec le « Non », posture fermée ; avec le « Oui », posture ouverte (épaules relâchées, paumes vers le haut).
- Appliquez enfin à une expérience intérieure modérément difficile : « Oui, cette expérience est là. Je n’ai pas besoin de l’aimer pour la reconnaître. »
Dire « Oui » ne signifie pas aimer ce qui arrive, être d’accord ou se résigner. Cela signifie reconnaître ce qui est déjà là.
Le « Non » ajoute souvent une lutte à la difficulté, ce qui renforce la tension et réduit votre liberté d’action.
L’acceptation commence lorsque vous cessez de vous battre contre la présence de l’expérience : vous pouvez alors la regarder plus clairement et choisir la suite.
À pratiquer avec douceur, sur une expérience modérément difficile. Si vous vous sentez submergé, arrêtez, revenez au corps et à la respiration, et n’hésitez pas à en parler à un professionnel.
Pour comprendre la logique de cet exercice, lisez notre fiche sur l’acceptation en thérapie ACT.
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