Mon soutien psy : fonctionnement, remboursement et démarches pour consulter un psychologue
Stress, anxiété, tristesse qui dure, difficultés familiales, scolaires ou professionnelles… Il arrive que certaines périodes de vie fragilisent l’équilibre psychologique.
Pour faciliter l’accès à un accompagnement, l’Assurance Maladie propose le dispositif Mon soutien psy. Il permet de consulter un psychologue partenaire, avec une prise en charge partielle ou complète selon la situation et la complémentaire santé.
Ce dispositif peut être une première aide concrète pour parler de ce qui ne va pas, mieux comprendre ses difficultés et être orienté si besoin.
1. Qu’est-ce que le dispositif Mon soutien psy ?
Mon soutien psy est un dispositif national proposé par l’Assurance Maladie. Il permet de consulter un psychologue partenaire, dans un cadre encadré et partiellement remboursé. Il s’adresse aux personnes qui traversent une période de mal-être, d’anxiété, de stress ou de difficultés psychologiques ayant un impact sur leur quotidien, lorsque la situation ne relève pas d’une urgence ou d’un trouble sévère.
Le dispositif prévoit jusqu’à 12 séances par année civile et par personne : une première séance d’évaluation, puis des séances de suivi si nécessaire. Chaque séance est facturée 50 €, sans dépassement d’honoraires. L’Assurance Maladie rembourse 60 % du tarif, soit 30 € par séance. Les 20 € restants peuvent être pris en charge par la complémentaire santé, selon le contrat.
Il est aujourd’hui possible de prendre rendez-vous directement avec un psychologue partenaire, sans passer obligatoirement par un médecin. L’avis d’un professionnel de santé reste toutefois utile en cas de doute sur la gravité de la situation.
2. Qui peut bénéficier de Mon soutien psy ?
Mon soutien psy s’adresse aux personnes âgées de 3 ans et plus qui présentent une souffrance psychique légère à modérée. Le dispositif peut concerner les enfants, les adolescents, les adultes et les personnes âgées. Pour les mineurs, l’accord des titulaires de l’autorité parentale est nécessaire afin de débuter l’accompagnement.
Certaines personnes ne peuvent toutefois pas bénéficier de ce dispositif. Mon soutien psy n’est pas adapté aux situations qui nécessitent d’emblée un avis psychiatrique ou pédopsychiatrique : risque suicidaire, troubles sévères, dépendance à des substances, troubles du comportement ou de l’alimentation avec signes de gravité. Une orientation vers une autre prise en charge est également nécessaire pour les enfants de moins de 3 ans ou lorsqu’un suivi psychiatrique est déjà en cours.
3. Dans quelles situations Mon soutien psy peut-il être utile ?
Mon soutien psy peut être utile lorsqu’un mal-être s’installe et commence à peser sur la vie quotidienne, sans relever d’une situation d’urgence ou d’un trouble sévère.
Cela peut se traduire par de l’anxiété, un mal-être persistant, une perte de motivation, des troubles du sommeil, une fatigue importante, des difficultés à gérer ses émotions ou un repli sur soi. Chez les plus jeunes, les signes peuvent aussi apparaître à travers des changements de comportement, des difficultés scolaires, des pleurs fréquents, de l’agitation, une régression ou des inquiétudes autour du développement.
Le dispositif peut également être pertinent lors de périodes de vie fragilisantes : séparation, deuil, épuisement, grossesse difficile, transition importante ou changement brutal dans l’environnement familial, scolaire ou professionnel. L’important est d’être attentif à la durée, à l’intensité et aux conséquences de ces difficultés.
4. Dans quels cas Mon soutien psy n’est pas adapté ?
Mon soutien psy ne remplace pas une prise en charge psychiatrique lorsque la situation est sévère ou urgente. Le dispositif n’est pas adapté en cas de risque suicidaire, de trouble psychiatrique sévère, de dépendance importante à une substance, de trouble alimentaire grave, de comportements dangereux ou de situation nécessitant un suivi spécialisé.
En cas de doute, il est préférable de contacter rapidement un médecin, un psychiatre, un centre médico-psychologique ou un service d’urgence.
5. Comment accéder au dispositif Mon soutien psy ?
L’accès au dispositif peut se faire de deux manières : en étant orienté par un professionnel de santé, ou en prenant directement rendez-vous avec un psychologue partenaire.
La première possibilité consiste à en parler avec un médecin, une sage-femme ou un professionnel de santé impliqué dans votre suivi (médecin traitant, pédiatre, médecin scolaire, médecin hospitalier, médecin des services de santé universitaires ou sage-femme). Ce professionnel évalue la situation, vérifie si Mon soutien psy est adapté et peut orienter vers une structure spécialisée en cas de signes d’urgence ou de gravité.
La deuxième possibilité consiste à prendre directement rendez-vous avec un psychologue partenaire, sans passer au préalable par un médecin. Le rendez-vous se prend auprès d’un psychologue figurant dans l’annuaire officiel de l’Assurance Maladie, qui recense les professionnels conventionnés. Pour un enfant ou un adolescent, il est préférable de vérifier que le psychologue reçoit bien les mineurs.
6. Comment se déroule l’accompagnement ?
Chaque personne peut bénéficier de 12 séances maximum par année civile. La première séance correspond à un entretien d’évaluation, puis jusqu’à 11 séances de suivi peuvent être proposées selon les besoins.
La première séance d’évaluation permet au psychologue de comprendre la situation, les difficultés rencontrées, leur ancienneté, leur intensité et leur impact sur la vie quotidienne. À l’issue de cette rencontre, il peut proposer un accompagnement de suivi, dans la limite de 11 séances supplémentaires.
Les séances de suivi peuvent avoir lieu en présentiel. Dans certains cas, le psychologue peut aussi proposer des séances à distance, par vidéotransmission, si cela est adapté à la situation clinique et si les conditions de confidentialité sont garanties.
Le patient peut arrêter les séances à tout moment, à condition d’en informer le psychologue. Il est également possible de changer de psychologue partenaire pendant le parcours, mais le nombre total de séances remboursées reste limité à 12 par année civile et par personne. À la fin de l’accompagnement, le psychologue peut, avec l’accord du patient, transmettre un compte rendu au médecin.
7. Le remboursement prévu par le dispositif Mon soutien psy
Dans le cadre de Mon soutien psy, le tarif est le même pour toutes les séances : 50 €. Ce montant concerne aussi bien le premier entretien d’évaluation que les séances de suivi.
En général, vous réglez directement le psychologue, puis il vous remet une feuille de soins. Cette feuille doit être transmise à l’Assurance Maladie afin d’obtenir le remboursement. Le remboursement se fait ensuite en deux temps : 60 % du tarif (30 €) sont pris en charge par l’Assurance Maladie, et les 20 € restants peuvent être remboursés par votre complémentaire santé, selon votre contrat.
Pour que la séance soit remboursée, le psychologue doit respecter le tarif prévu : les dépassements d’honoraires ne sont pas autorisés. Si un tarif supérieur à 50 € est appliqué, la feuille de soins peut être refusée.
Certaines personnes n’ont pas à avancer les frais : bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale d’État, personnes concernées par une affection longue durée, un accident du travail, une maladie professionnelle, ou à partir du sixième mois de grossesse. À noter : en Alsace-Moselle, la prise en charge atteint 90 % du tarif. Pour les étudiants, le dispositif Santé Psy Étudiant peut aussi permettre une prise en charge sans avance de frais.
8. Les erreurs fréquentes à éviter
Avant de prendre rendez-vous, il est utile de garder en tête quelques points pour éviter les mauvaises surprises :
- Penser que le dispositif s’adresse à toutes les situations. Mon soutien psy est destiné aux souffrances psychiques légères à modérées, pas aux urgences, risques suicidaires ou troubles sévères.
- Consulter sans vérifier que le psychologue est partenaire. Pour être remboursées, les séances doivent être réalisées auprès d’un psychologue conventionné et inscrit dans l’annuaire officiel.
- Ne pas vérifier le tarif. Chaque séance coûte 50 €, sans dépassement ; sinon la feuille de soins peut être refusée.
- Confondre psychologue et psychiatre. Le psychiatre est médecin : il peut poser un diagnostic, prescrire un traitement et prendre en charge des situations plus complexes.
- Attendre trop longtemps avant de demander de l’aide. Lorsque le mal-être dure ou s’intensifie, il est préférable d’en parler rapidement.
9. Questions fréquentes sur Mon soutien psy
Faut-il une ordonnance pour bénéficier de Mon soutien psy ?
Non. Il est possible de prendre rendez-vous directement avec un psychologue partenaire. Un avis médical peut toutefois être utile si la situation semble complexe, sévère ou nécessite déjà un suivi.
Combien de séances sont remboursées ?
Jusqu’à 12 séances par année civile et par personne : une séance d’évaluation, puis jusqu’à 11 séances de suivi.
Combien coûte une séance ?
Chaque séance coûte 50 €, sans dépassement d’honoraires. Si un tarif supérieur est appliqué, la feuille de soins peut être refusée.
Quel est le remboursement ?
L’Assurance Maladie rembourse 60 % du tarif, soit 30 €. Les 20 € restants peuvent être pris en charge par la complémentaire santé, selon le contrat.
Les enfants peuvent-ils en bénéficier ?
Oui, à partir de 3 ans, si la situation correspond à une souffrance psychique légère à modérée. Pour les mineurs, l’accord des titulaires de l’autorité parentale est nécessaire.
Peut-on consulter à distance ?
La première séance se déroule en présentiel. Certaines séances de suivi peuvent avoir lieu à distance, si le psychologue estime que cela est adapté.
Peut-on changer de psychologue ?
Oui, il est possible de changer de psychologue partenaire pendant le parcours, dans la limite des 12 séances remboursées par an.
Que faire si Mon soutien psy n’est pas adapté ?
Il faut consulter un médecin pour être orienté vers une prise en charge plus adaptée.
En cas d’urgence, notamment si vous craignez un passage à l’acte suicidaire ou violent, appelez le 15 ou le 3114, numéro national de prévention du suicide, accessible 24h/24 et 7j/7.
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